Qui sont les candidat·e·s aux prochaines élections au SPT ?

Jeudi, septembre 17, 2020

L'APT a publié un guide interactif pour présenter les 20 candidat·e·s à une élection auprès du Sous-Comité pour la prévention de la torture (SPT) des Nations Unies.

L'élection aura lieu le 22 octobre pour pourvoir 12 des 25 postes au sein du plus grand organe des traités des Nations unies en matière de droits de l'homme. La liste des candidat·e·s comprend huit femmes et douze hommes.

"Vous pouvez utiliser notre guide pour effectuer une recherche par catégories, notamment par genre, domaines d'expertise et expérience au sein du SPT", a déclaré Audrey Olivier Muralt, Secrétaire générale adjointe à l’APT. "Il y a également une carte pour montrer la représentation géographique des candidat·e·s".

Toutes les régions sont représentées, cependant, seuls deux candidat·e·s ont été proposé·e·s pour l'Asie et le Pacifique. L'Afrique est la région qui compte le plus grand nombre de candidat·e·s.

En partenariat avec le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, l'APT organisera le 7 octobre un événement en ligne où les candidat·e·s pourront se présenter.

"Ce sera l'occasion pour les candidat·e·s de décrire les points forts qu'ils apporteront au SPT, ainsi que pour les représentant·e·s des États de poser des questions", a déclaré Mme Olivier Muralt.

Les candidat·e·s au SPT sont désigné·e·s par les États qui sont parties au Protocole facultatif à la Convention contre la torture (OPCAT). Les membres sont élu·e·s tous les deux ans pour un mandat de quatre ans.

Le travail du SPT est complexe et exigeant, ses membres devant effectuer des visites dans les pays, ce qui implique des visites de différents types de lieux de détention, s'entretenir avec des personnes privées de liberté et conseiller les gouvernements et les mécanismes nationaux de prévention (MNP) sur la mise en œuvre de l'OPCAT. Cependant, la pandémie COVID-19 affecte la capacité du SPT à faire son travail, en particulier les missions dans les pays et les visites des lieux de détention. Il faudra donc que les membres du SPT fassent preuve de créativité afin de respecter le mandat de prévention de la torture.

On attend des membres du SPT qu'ils maintiennent un dialogue constructif avec les autorités de l'État et qu'ils travaillent de manière constructive avec les mécanismes nationaux de prévention, la société civile et d'autres groupes.

"Il est important que les États examinent de près les antécédents des candidat·e·s afin de s'assurer que le SPT est le mieux placé pour entreprendre son important travail de terrain », a déclaré Mme Olivier Muralt.

Dans le cadre du processus des élections, l'APT a préparé une note d'orientation (disponible uniquement en anglais) pour les États afin de répondre aux questions fréquemment posées sur le SPT. Elle est basée sur l'expérience de l'APT, et son travail avec le SPT et les mécanismes nationaux de prévention au cours des dix dernières années et comprend les bonnes pratiques mises en œuvre par les États du monde entier.

Équipe