Avancées importantes pour un nouveau MNP en Afrique de l'Ouest

Jeudi, janvier 23, 2020

Dans le cadre d'une semaine d'événements visant à célébrer la Journée internationale des droits de l'homme des Nations Unies, l'APT s’est rendue au Togo pour travailler avec la société civile et le nouveau mécanisme national de prévention (MNP).

Suite à la révision de la loi sur la Commission nationale des droits de l'homme, neuf nouveaux membres à temps plein ont été nommés en avril 2019, dont trois à la tête de la sous-commission sur la prévention de la torture.

Mr. Ohini Kwao Didi Sanvee, President of the Togolese NPM. Image: Ben Buckland, APT.
M. Ohini Kwao Didi Sanvee, président du MNP togolais. Image: Ben Buckland, APT

Dans le cadre d'un projet financé par la Ville de Genève, l'APT a organisé un atelier de trois jours avec le MNP dans la ville d'Atakpamé sur le monitoring des lieux de privation de liberté. L’atelier s’est en partie basé sur des documents élaborés dans le cadre de la «boîte à outils MNP » (qui sera lancée prochainement), afin d’améliorer la capacité du MNP à planifier et conduire des visites de lieux de détention, et d’en faire le suivi.

L'atelier comprenait une visite d'une journée à la prison d'Atakpamé, où le MNP a pu se rendre compte du taux préoccupant de surpopulation, ainsi que réfléchir à ses propres méthodes de travail et à la meilleure façon de mettre à profit ces visites pour améliorer le traitement et les conditions de détention à travers le pays.

Comme l'a fait remarquer un membre du MNP, «nous avons appris énormément sur la façon de mener une visite en prison et sur la façon d'utiliser les informations recueillies dans nos rapports».

L'atelier s’inscrivait dans une série d'activités avec le MNP au cours de 2019, y compris deux événements régionaux avec d'autres MNP africains et un autre atelier dans le pays sur la façon d'intégrer le mandat du MNP, impliquant l'ensemble de l'institution et ses bureaux régionaux.

Le premier jour de la mission, l'APT a également organisé un atelier pour les organisations de la société civile sur le nouveau MNP et les différentes façons dont elles peuvent coopérer avec lui à l'avenir.

Comme l'a fait remarquer le commissaire ATITSO Afi, président du sous-comité de la promotion et de la protection des droits de l'homme de la Commission: «Ne pensez pas que les droits de l'homme sont des textes abstraits. Chacun doit pouvoir travailler à la promotion et à la protection des droits de l'homme ainsi qu'à la prévention de la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants. "

«Il s'agit d'une nouvelle institution mais elle a déjà fait d'énormes progrès. Elle rejoint une communauté croissante de MNP sur le continent qui ont désormais la possibilité de faire de réels changements », a noté Ben Buckland de l'APT. «Le moment est venu de soutenir ces institutions, pour s'assurer qu'elles respectent la promesse contenue dans le Protocole facultatif à la Convention contre la Torture, et montrer aux autres dans la région la valeur ajoutée de la prévention.