Qu’est-ce que l’OPCAT ?

L’OPCAT innove dans le système onusien des droits de l’homme car il met l’accent sur la prévention plutôt que sur la réaction, et sur la coopération avec les autorités nationales plutôt que sur la condamnation. Plutôt que de réagir une fois que les violations ont été commises, les organes de l’OPCAT sont proactifs : ils peuvent visiter n’importe quel lieu de détention à n’importe quel moment, sans aucune allégation de mauvais traitements.

Le Protocole facultatif à la Convention de l'ONU contre la torture (OPCAT) établit un système de visites inopinées et non restrictives dans tous les lieux où des personnes sont privées de leur liberté, par des organes de surveillance nationaux et internationaux indépendants :

L’objectif de ces organes de surveillance est de prévenir les risques de torture et autres mauvais traitements par le biais d’analyses des conditions et du traitement en détention, d’un dialogue constructif avec les autorités et de propositions de changement. Ils étudient aussi les lois et les procédures judiciaires et administratives qui s’appliquent lorsque des individus sont privés de leur liberté.

L’OPCAT est aussi innovant puisqu’il permet des contacts directs entre le MNP et le SPT. Cette relation triangulaire (SPT, MNP, Etats parties) permet un renforcement du dialogue et donc une meilleure protection des personnes en détention.

La moitié des Etats dans le monde ont exprimé leur intérêt pour le système promu par l’OPCAT.

L'OPCAT envoie un message clair : le risque de torture et autres formes de mauvais traitements existe dans toutes les situations où les personnes sont privées de liberté. C'est pour quoi la prévention est nécessaire en tout lieu et en tout temps.>