Priorités identifiés pour l’Observateur national du Sénégal

vendredi, 21 décembre 2012

Les défis qui attendent l’ L’Observateur national des lieux de privation de liberté du Sénégal, ont été discutés lors d’un séminaire national le 5 décembre 2012. 

La consultation a réuni plus de cinquante participants provenant de tous les secteurs institutionnels, y compris des magistrats, des avocats, des représentants de la gendarmerie, de la police nationale, de l’administration pénitentiaire, du ministère de l’intérieur, de la justice, de la santé et des organisations de la société civile. Les participants ont pu se refamiliariser sur l’OPCAT et le fonctionnement de son système de prévention ainsi que sur le mandat, les pouvoirs et perspectives de l’Observatoire national.

Ensuite ils ont identifié les problèmes spécifiques auxquels l’Observateur national devrait donner priorité dans son travail, y compris les questions de détenus en attente de jugement, la surpopulation des prisons, la détention provisoire abusive, le manque de soins et de nourriture pendant la garde à vue, la séparation des détenus mineurs de sexe féminin d’avec les adultes, la question de la justice des mineurs, etc.

Visite du Sous-comité des Nations Unies

Cette réunion a été aussi l'occasion de mieux faire connaître le rôle et le fonctionnement du Sous-comité des Nations Unies pour la prévention de la torture (SPT) qui s’est rendu au Sénégal du 10 au 13 décembre 2012. L'objectif principal de cette visite était de fournir des conseils et de l'assistance technique à l’Observateur national. La venue du SPT était particulièrement utile pour l’Observateur national puisqu’il lui a pu effectuer ses toutes premières visites dans les lieux de détention en compagnie de la délégation du SPT. Il est indéniable que le séminaire et la visite du SPT aient renforcé l’institution de l’Observateur national. On espère que cela va l’aider à mettre au point sa structure interne, ses méthodes de travail et son plan d'activités. Le séminaire, qui a bénéficié d’une bonne couverture médiatique, fut pour l’Observateur une occasion d’établir un contact direct avec les différents acteurs nationaux. L’activité a surtout contribué à asseoir la légitimité  de cette nouvelle institution et à gagner la confiance des acteurs concernés.