La détention : un déséquilibre de pouvoir

Le risque de subir des actes de torture et d'autres mauvais traitements existe dans toutes les situations dans lesquelles se trouvent des personnes privées de liberté. Dans toutes ces situations, un déséquilibre de pouvoir est créé, où le détenu dépend totalement des individus et des autorités responsables.

Le risque d’être torturé ou maltraité est plus grand à certains moments au cours de la période de détention, comme :

  • La période initiale d'arrestation et la garde à vue ;
  • Durant le transfert d’un lieu de détention à un autre ;
  • Les situations où les personnes privées de liberté sont maintenues hors de contact avec autrui, en particulier la mise au secret ou l'isolement.

Le risque de torture et autres formes de mauvais traitements existe dans tout lieu clos ; non seulement :

  • les prisons et
  • les postes de police, mais aussi
  • les hôpitaux psychiatriques,
  • les centres de détention pour mineurs,
  • les centres de détention d'immigrants et
  • les zones de transit dans les ports internationaux.

Les victimes potentielles

Toute personne peut potentiellement être en danger. Cependant, en général, les groupes vulnérables et désavantagés dans la société – tels que les minorités (raciales, ethniques, religieuses ou linguistiques), les femmes, les mineurs, les personnes atteintes d'un handicap, les immigrants, les personnes LGBTI, les sans domicile fixe (SDF) et les pauvres – connaissent communément un plus grand risque de torture et de mauvais traitements.

Il est important de souligner qu'aucun État n’est à l’abri du risque de torture et de mauvais traitements. En conséquence, il faut toujours rester vigilant et développer et mettre en œuvre des stratégies préventives efficaces.