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Indonésie : ouvrir la voie à la ratification de l’OPACT auprès des députés


vendredi, 1er septembre 2017

En coopération avec les « cinq institutions nationales » indonésiennes – la Commission nationale des droits de l’homme, l’institution du Médiateur, les Commissions des Femmes et des Enfants, et l’Agence de protection des Témoins et Victimes – l’APT a organisé une session de sensibilisation auprès des membres du Parlement sur la nécessité de ratifier le Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies contre la torture (OPCAT). Bien que les responsables politiques s’accordent sur la nécessité d’éradiquer la pratique de la torture et des mauvais traitements en détention, il reste encore beaucoup à faire pour les convaincre de ratifier ce traité essentiel de prévention de la torture.

La session parlementaire a pris place dans le cadre des efforts déployés par l’APT pour accroître la compréhension des responsables politiques pour l’OPCAT, et par là leur volonté de le ratifier. Depuis 2013, l’APT observe un intérêt et un engagement croissant de la part des ministères gouvernementaux, des institutions nationales et de la société civile pour renforcer les mécanismes de surveillance des lieux de détention dans le pays. Cette année, l’objectif est d’élargir le soutien à l’idée que la ratification de l’OPCAT est un premier pas essentiel vers l’amélioration du système de monitoring.

La session a réuni une trentaine de participants, qui ont manifesté un grand enthousiasme pour la prévention de la torture, interagissant activement avec les intervenants des cinq institutions nationales ainsi que du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Des inquiétudes ont été soulevées quant au travail qu’engendrerait la ratification et sa mise en œuvre au niveau national, ainsi qu’au rôle du Sous-Comité des Nations Unies pour la Prévention de la torture (SPT) lors de ses visites dans le pays. Les participants à la session étaient cependant tous d’avis que la torture et les mauvais traitements en détention de devraient plus être tolérés par l’État, conformément à l’interdiction de la torture dans la Constitution indonésienne ainsi qu’aux efforts visant à éradiquer cette pratique dans le cadre du Plan d’action national pour les droits de l’homme.

En tant que tel, les partenaires locaux et les participants ont convenu qu’il était primordial de poursuivre les efforts pour accroître la sensibilisation et la compréhension des parlementaires pour l’OPCAT. Dans ce but, les cinq institutions nationales viendront à Genève du 19 au 21 septembre pour un atelier de formation sur l’OPCAT, durant lequel le Mécanisme national de prévention (MNP) britannique partagea son expérience. L’adoption, par l’Indonésie, de son rapport d’Examen périodique universel (EPU) – qui aura lieu au Conseil des droits de l’homme à Genève le 21 septembre – constituera également un moment opportun pour leurs activités de plaidoyer, étant donné que l’une des recommandations reçues par l’Indonésie lors de son EPU en mai était de ratifier l’OPCAT.

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