Services de santé

Les détenu·e·s conservent le droit à la santé, c’est-à-dire à des soins de santé disponibles, accessibles et qui soient scientifiquement et éthiquement acceptables. Ils doivent être au moins de même qualité que ceux offerts dans la communauté. Des ressources plus importantes sont généralement nécessaires compte tenu du risque accru de maladies, et du fait de la concentration de groupes marginaux et vulnérables en prison.

L’environnement clos des prisons signifie que la santé mentale et physique des détenus dépend des autorités pénitentiaires, et donc de l’État. En privant une personne de liberté, l’État assume un devoir de vigilance spécifique, qui ne se limite pas à traiter les maladies, mais qui protège et  promeut également la santé des détenu·e·s. Même en des temps économiquement difficiles, les autorités ne peuvent justifier l’absence de prévention et de traitement des maladies mentales et physiques, ainsi que de promotion de la santé par un manque de ressources. Le devoir de protection et de vigilance demeure.

La prévention des maladies et la promotion de la santé exigent également de l’État qu’il offre des conditions saines de détention grâce à un bon système d’assainissement, une bonne nutrition, l’eau potable et la protection adéquate vis-à-vis des conditions climatiques du pays. L’État doit également prendre les mesures appropriées pour gérer la surpopulation carcérale puisque celle-ci est souvent la cause de problèmes sanitaires, et pour faire face aux problèmes de gestion et de sécurité.

Des mauvaises conditions de détention et sanitaires dans les prisons affectent non seulement les détenu·e·s, le personnel et la communauté, mais dans certaines circonstances, elles équivalent à une peine ou un traitement cruel, inhumain ou dégradant, voire à de la torture. Les États ne peuvent donc pas ignorer les questions de santé en prison, et doivent activement prendre des mesures pour prévenir les maladies et promouvoir la santé en prison. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé en prison doit faire partie intégrante des responsabilités d’un gouvernement.

La santé en prison fait partie de la santé publique

La promotion d’un environnement sain en prison par la direction et le service sanitaire de la prison permet de promouvoir la santé au sein de la population et des agent·e·s de détention. Le milieu carcéral a souvent des effets délétères sur la santé physique et mentale des détenu·e·s, et ces problèmes sanitaires ont à leur tour des effets sur la communauté lorsque la personne est remise en liberté. Il existe un va-et-vient constant entre la population carcérale et la communauté. La santé de la population carcérale et du personnel pénitentiaire est donc étroitement liée à celle de la communauté. Les prisons font partie intégrante de la société et doivent donc être couvertes par les politiques nationales de santé publique. La santé en prison fait partie de la santé publique.

Les équipements sanitaires en prison

Les cliniques situées dans les prisons devraient offrir des équipements basiques pour le traitement des maladies communes, et pour le traitement initial des urgences. Elles doivent avoir accès à un approvisionnement régulier en médicaments essentiels, tels que ceux figurant dans la liste de l’OMS, et conformément à la liste des médicaments disponibles au niveau national. Les patient·e·s ne pouvant être pris en charge dans la prison doivent avoir accès aux centres de soins communautaires, pour les traitements ambulatoires et pour les hospitalisations. L’accès aux cliniques et hôpitaux communautaires locaux est préférable à l’établissement d’un hôpital spécifique dans la prison qui exige de dérouter d’importantes ressources et manque souvent des soins spécialisés offerts dans les hôpitaux communautaires. Les détenu·e·s souffrant de troubles mentaux notamment devraient, lorsque cela est possible, être traité·e·s en dehors du système judiciaire dans des centres de soins communautaires.

Toutes les personnes détenues doivent bénéficier gratuitement de soins de santé au moins équivalents à ceux fournis au reste de la population. Les services de santé pénitentiaires doivent s’attacher à la prévention des maladies et la promotion de la santé et doivent également traiter les problèmes de santé mentale et physique. Chaque...

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Certains individus et groupes en détention peuvent avoir des besoins de santé spécifiques auxquels il faut répondre avec une qualité de soins équivalente à celle qui leur est fournie dans le monde extérieur. Dans certaines situations, des ressources supplémentaires doivent être mises à disposition pour répondre à l’incidence et la...

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Le personnel soignant travaillant en prison a les mêmes obligations professionnelles et éthiques vis-à-vis des patient·e·s que le personnel travaillant dans les centres de soins communautaires. Toutefois, les particularités de l’environnement carcéral, dont l’objectif est la sécurité, la sûreté et le maintien de l’ordre, peuvent souvent entrer en...

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Services de santé

Les détenu·e·s conservent le droit à la santé, c’est-à-dire à des soins de santé disponibles, accessibles et qui soient scientifiquement et éthiquement acceptables. Ils doivent être au moins de même qualité que ceux offerts dans la communauté. Des ressources plus importantes sont généralement nécessaires compte tenu du risque accru de maladies, et du fait de la concentration de groupes marginaux et vulnérables en prison.

L’environnement clos des prisons signifie que la santé mentale et physique des détenus dépend des autorités pénitentiaires, et donc de l’État. En privant une personne de liberté, l’État assume un devoir de vigilance spécifique, qui ne se limite pas à traiter les maladies, mais qui protège et  promeut également la santé des détenu·e·s. Même en des temps économiquement difficiles, les autorités ne peuvent justifier l’absence de prévention et de traitement des maladies mentales et physiques, ainsi que de promotion de la santé par un manque de ressources. Le devoir de protection et de vigilance demeure.

La prévention des maladies et la promotion de la santé exigent également de l’État qu’il offre des conditions saines de détention grâce à un bon système d’assainissement, une bonne nutrition, l’eau potable et la protection adéquate vis-à-vis des conditions climatiques du pays. L’État doit également prendre les mesures appropriées pour gérer la surpopulation carcérale puisque celle-ci est souvent la cause de problèmes sanitaires, et pour faire face aux problèmes de gestion et de sécurité.

Des mauvaises conditions de détention et sanitaires dans les prisons affectent non seulement les détenu·e·s, le personnel et la communauté, mais dans certaines circonstances, elles équivalent à une peine ou un traitement cruel, inhumain ou dégradant, voire à de la torture. Les États ne peuvent donc pas ignorer les questions de santé en prison, et doivent activement prendre des mesures pour prévenir les maladies et promouvoir la santé en prison. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé en prison doit faire partie intégrante des responsabilités d’un gouvernement.

La santé en prison fait partie de la santé publique

La promotion d’un environnement sain en prison par la direction et le service sanitaire de la prison permet de promouvoir la santé au sein de la population et des agent·e·s de détention. Le milieu carcéral a souvent des effets délétères sur la santé physique et mentale des détenu·e·s, et ces problèmes sanitaires ont à leur tour des effets sur la communauté lorsque la personne est remise en liberté. Il existe un va-et-vient constant entre la population carcérale et la communauté. La santé de la population carcérale et du personnel pénitentiaire est donc étroitement liée à celle de la communauté. Les prisons font partie intégrante de la société et doivent donc être couvertes par les politiques nationales de santé publique. La santé en prison fait partie de la santé publique.

Les équipements sanitaires en prison

Les cliniques situées dans les prisons devraient offrir des équipements basiques pour le traitement des maladies communes, et pour le traitement initial des urgences. Elles doivent avoir accès à un approvisionnement régulier en médicaments essentiels, tels que ceux figurant dans la liste de l’OMS, et conformément à la liste des médicaments disponibles au niveau national. Les patient·e·s ne pouvant être pris en charge dans la prison doivent avoir accès aux centres de soins communautaires, pour les traitements ambulatoires et pour les hospitalisations. L’accès aux cliniques et hôpitaux communautaires locaux est préférable à l’établissement d’un hôpital spécifique dans la prison qui exige de dérouter d’importantes ressources et manque souvent des soins spécialisés offerts dans les hôpitaux communautaires. Les détenu·e·s souffrant de troubles mentaux notamment devraient, lorsque cela est possible, être traité·e·s en dehors du système judiciaire dans des centres de soins communautaires.

Accès aux soins de santé

Toutes les personnes détenues doivent bénéficier gratuitement de soins de santé au moins équivalents à ceux fournis au reste de la population. Les services de santé pénitentiaires doivent s’attacher à la prévention des maladies et la promotion de la santé et doivent également traiter les problèmes de santé mentale et physique. Chaque...

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Soins spécifiques par catégorie de détenu·e·s

Certains individus et groupes en détention peuvent avoir des besoins de santé spécifiques auxquels il faut répondre avec une qualité de soins équivalente à celle qui leur est fournie dans le monde extérieur. Dans certaines situations, des ressources supplémentaires doivent être mises à disposition pour répondre à l’incidence et la...

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Personnel de santé

Le personnel soignant travaillant en prison a les mêmes obligations professionnelles et éthiques vis-à-vis des patient·e·s que le personnel travaillant dans les centres de soins communautaires. Toutefois, les particularités de l’environnement carcéral, dont l’objectif est la sécurité, la sûreté et le maintien de l’ordre, peuvent souvent entrer en...

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